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Le lymphome non hodgkinien indolent
Le lymphome non hodgkinien indolent représente l’un des deux principaux grades du lymphome non hodgkinien (par opposition au lymphome non hodgkinien agressif). Les lymphomes non hodgkiniens indolents sont parfois appelés lymphomes non hodgkiniens «à croissance lente» ou «de faible grade».

Evolution naturelle de la maladie
Les lymphomes non hodgkiniens indolents sont parfois appelés lymphomes non hodgkiniens à croissance lente ou de faible grade.
Comme ces noms l’indiquent, ces lymphomes n’évoluent que très lentement. En général, ils ne provoquent aucun symptôme au début et ne sont donc pas décelés tout de suite. En effet, ils sont souvent découverts fortuitement, par exemple lors d’une consultation médicale pour une autre raison. Il arrive dans de telles circonstances que le médecin remarque un ganglion lymphatique enflé, au cours d’un examen physique de routine. Parfois, c’est un examen tel qu’une analyse de sang ou une radiographie thoracique qui révèle une anomalie; et un lien avec le lymphome non hodgkinien est ensuite établi, après une étude plus approfondie.
Certaines personnes ont toutefois des symptômes, qui les poussent à aller chez le médecin. Le plus courant est le grossissement d’un ganglion lymphatique. Le patient remarque alors une boule, généralement au niveau du cou, de l’aisselle ou de l’aine. Au moment du diagnostic, les patients sont susceptibles de présenter encore un ou plusieurs autres symptômes du lymphome non hodgkinien.
Comme la forme indolente évolue lentement et est asymptomatique dans de nombreux cas, la maladie est souvent à un stade assez avancé lorsqu’elle est diagnostiquée.
Importance du traitement
Il existe des traitements pour tous les types de lymphome non hodgkinien. Une guérison complète n’est pas toujours possible mais, dans le cas du lymphome non hodgkinien indolent, la thérapie permet habituellement de parvenir à une rémission ou au moins de faire régresser le lymphome de manière à ce qu’il n’induise pas de symptômes. Dans certains cas, la rémission (période sans symptômes) dure de nombreuses années.
Le type de traitement utilisé dépend de nombreux critères:
- le type de lymphome non hodgkinien,
- le stade du lymphome non hodgkinien,
- la localisation du lymphome,
- l’état de santé général et l’âge du patient.
Bien qu’une rémission puisse généralement être obtenue grâce à un traitement, il est fréquent d’assister à une récidive, d’ordinaire au bout de 1 ½ à 4 ans. En cas de récidive, certains lymphomes non hodgkiniens indolents se manifestent sous une forme différente: un lymphome agressif. Il est donc essentiel que les patients traités pour un lymphome non hodgkinien indolent passent des contrôles et des examens régulièrement, selon les recommandations de leur médecin ou de l’équipe de spécialistes, même s’ils se sentent parfaitement bien.
A quoi faut-il s’attendre? Les patients atteints d’un lymphome non hodgkinien indolent au stade précoce, limité à seulement une ou deux aires ganglionnaires lors du diagnostic – ce qui est assez rare –, sont souvent traités par radiothérapie, le champ d’irradiation couvrant les ganglions lymphatiques atteints. On aboutit fréquemment à la guérison.
En cas de lymphome non hodgkinien indolent au stade avancé mais asymptomatique lors du diagnostic, il n’est souvent pas nécessaire de traiter dans l’immédiat. En l’occurrence, les médecins recommandent plutôt une attitude d’«abstention surveillée».
Lorsque des symptômes surviennent, ou lorsque le patient a déjà des symptômes lors du diagnostic, un traitement s’impose, en général. Le plus courant est la chimiothérapie, souvent complétée par le rituximab, un anticorps monoclonal. La radiothérapie est utilisée pour venir à bout des grosses masses, en association avec la chimiothérapie. Les autres options sont le traitement par anticorps monoclonal seul ou la chimiothérapie à haute dose suivie d’une greffe de moelle osseuse.
Bien qu’on ne soit pas capable de prévoir comment un patient répondra au traitement, on peut dire que près de 75% des personnes atteintes d’un lymphome non hodgkinien indolent au stade avancé connaissent une rémission. La durée de survie moyenne est entre sept et dix ans. La plupart des patients avec cette forme de la maladie ont une récidive malgré le traitement. Le laps de temps s’écoulant entre le traitement et cette rechute est variable: généralement entre 1½ et 4 ans.
Lorsque le lymphome non hodgkinien ne répond pas au traitement de première intention et en cas de récidive, il est possible d’essayer différents autres traitements ou combinaisons.
Le traitement optimal des lymphomes récidivants dépend de plusieurs choses. Chez certains patients âgés ne souffrant d’aucun symptôme, on conseille une attitude d’«abstention surveillée». Cependant, la plupart des malades reçoivent une polychimiothérapie, souvent associée à un traitement par anticorps monoclonal.
Si le lymphome non hodgkinien indolent récidive sous une forme agressive, un traitement par chimiothérapie à haute dose avec ou sans greffe de cellules souches peut être tenté. Si une thérapie à haute dose est contre-indiquée, la prise en charge consistera vraisemblablement en un traitement palliatif.
Pour plus d’informations sur ce sujet, voir Comment traite-t-on le lymphome non hodgkinien?
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